Après une première nuit de repos bien méritée, la fatigue se fait encore sentir, mais l’objectif a changé. Réunis sur le parc fermé de Besançon pour un briefing improvisé, Thomas de Chessé et Eva Colas fixent le cap de cette étape Besançon-Megève, la deuxième du Tour Auto 2018 : la découverte, c’est terminé. Après la 3e place décrochée la veille à Dijon-Prenois, racontée dans le récit du départ de Paris, l’heure est à la performance et au classement.
Une 18e place malgré le vacarme
L’habitacle de la Fiat 600 D est bruyant, et les kilomètres de la veille pèsent sur l’équipage. La « Fanalona » n’en ouvre pas moins la journée par une 18e place sur la première spéciale. Le ton est donné.
Bresse, le circuit au pas de charge
Sur le circuit de Bresse, la petite italienne se glisse habilement au milieu du plateau et termine 28e. Le programme ne laisse aucun répit : le déjeuner est à peine avalé au circuit que les épreuves reprennent. Eva Colas en tire sa propre leçon :
« La régularité c’est avant tout de l’endurance. »
Eva Colas, copilote de la Fiat 600 D
Entre deux épreuves, il faut aussi trouver du temps pour le public. Les passionnés d’automobile se mêlent aux « Evators », la communauté des fans d’Eva, dont certains ont fait une longue route pour encourager leur Miss. Tous espèrent leur selfie. Les micros se tendent également : M6 Turbo, Optic 2000, l’organisation du Tour Auto et bien d’autres interrogent l’équipage, qui se prête au jeu avec humour.
Du Jura à La Clusaz
L’après-midi, le peloton sillonne les collines du Jura, dans un décor superbe. Une dernière spéciale attend la 600 D à Oyonnax, sur un tracé qui évoque les rallyes du Jura d’autrefois. Reste la longue liaison vers Megève. Sur l’autoroute, Eva s’accorde une courte sieste pour reprendre des forces. Puis la montagne reprend ses droits : accompagnée de la Peugeot 203 déjà croisée à Dijon, la Fiat traverse des stations de ski réputées comme La Clusaz.
Neuf places gagnées grâce à l’indice de performance
À Megève, le soir, la 600 D a gagné neuf places au classement général de la régularité par rapport à la veille. L’explication se trouve dans l’indice de performance. Ce coefficient tient compte de l’année de fabrication de chaque voiture et de la puissance de son moteur. Or la Fiat, avec ses 29 chevaux et son millésime 1967, n’a pas de plus petite rivale sur le Tour Auto : son coefficient très faible l’aide à remonter aussi nettement.
Le lendemain, la route de la Provence passe encore par la montagne, et ses pentes vont mettre la petite cylindrée à l’épreuve. Rendez-vous pour la suite avec l’étape Megève-Avignon.
Pour aller plus loin
Guillaume de Gaillard a raconté cette deuxième journée pour LesVoitures.fr :
Les autres éditions du rallye se suivent dans la rubrique Tour Auto de LesVoitures.fr. L’édition 2018 se revit étape par étape sur la page de la participation au Tour Auto 2018, et l’émission Turbo de M6 a ensuite consacré un sujet à la 600 D et à son équipage.




