Au matin de la deuxième journée, Thomas de Chessé et Doriane Raffin quittent Saint-Malo avec un premier bilan en poche : une 38e place pour leur baptême de la régularité sur route, puis une 28e sur le circuit Bugatti (l’étape Paris, Saint-Malo). L’étape Saint-Malo Nantes du Tour Auto 2017 change de registre : trois épreuves chronométrées sur routes fermées, de quoi donner à la journée un vrai visage de rallye.
Le road book apprivoisé
Sur les liaisons, la lecture du road book devient plus naturelle d’heure en heure. La route épouse le littoral breton, et le paysage offre un spectacle saisissant. Mais l’essentiel se joue ailleurs : ce sont les épreuves de régularité sur routes fermées qui départagent les équipages ce jour-là.
Doriane Raffin donne le tempo
Dans les trois chronos du jour, c’est à Doriane de tenir la cadence de son pilote. Autour d’eux, d’autres équipages s’emballent et le paient cher, entre maladresses et excès d’optimisme. La Fiat 600 D, elle, limite les dégâts, même si une procédure de départ lui joue des tours. Qu’il s’agisse du tracé plutôt propre de Saint-Gouéno (Le Mené) ou du chrono des Roches du Diable, plus exigeant et l’un des plus emblématiques du parcours, l’équipage évite les pièges. Dans l’habitacle, la cohésion se renforce à chaque kilomètre.
Le dernier secteur chronométré se court près de Rochefort-en-Terre, avant une liaison sans histoire vers le château de Goulaine, aux portes de Nantes. Au terme des trois épreuves, la plus petite voiture du plateau pointe au 37e rang du classement général. Une performance de choix face à des concurrents qui, eux, n’en sont pas à leur premier Tour Auto.
La « petite puce bleue » ne bronche pas
Côté santé, la petite bleue se porte à merveille, malgré une météo bretonne qui n’a rien épargné : pluie, neige, grêle, tout y passe. La Fanalona franchit la ligne d’arrivée sans rechigner. Son équipage, en revanche, accuse le coup. Les longs tronçons d’autoroute, à bord d’une voiture aussi menue, se paient physiquement. Sur un Tour Auto, l’endurance ne concerne pas que la mécanique : elle se mesure aussi chez ceux qui sont à bord.
Objectif top 30
La nuit sera réparatrice. Au fil des étapes, l’équipage gagne aussi en popularité au sein du rallye. Le lendemain, cap sur Limoges, avec un passage sur le circuit du Val de Vienne : une occasion de grappiller encore quelques places, et pourquoi pas d’entrer dans un top 30 déjà très relevé. Réponse dans le récit de l’étape Nantes, Limoges.
Pour aller plus loin
LesVoitures.fr a raconté cette journée bretonne à chaud, photos d’Alexandre Besançon et de Mathieu Berger à l’appui :
Le média consacre au rallye une rubrique Tour Auto complète. L’ensemble de la participation, de Paris à Biarritz, se retrouve sur la page du Tour Auto 2017.




