Le 30 janvier 2017, l’annonce devient officielle : une Fiat 600 D sera au départ du Tour Auto 2017. Thomas de Chessé, fondateur du média LesVoitures.com, l’inscrit dans la catégorie régularité. Avec ses 3,29 m, l’italienne devient la plus petite voiture éligible depuis la création de l’épreuve. Elle s’alignera sur une 26e édition au tracé inédit : du 24 au 30 avril, le rallye passe par la Bretagne, une première depuis que Peter Auto a fait renaître le Tour de France Automobile.
Une voiture du quotidien au milieu des légendes
Le Tour Auto a tout d’un musée roulant, et sa réputation attire des équipages bien au-delà des frontières françaises. L’idée de Thomas de Chessé est née d’un constat : lors des deux éditions précédentes, les Peugeot engagées ont connu un vrai succès. Pourquoi ne pas tenter l’aventure, à son tour, au volant d’une voiture populaire, et sillonner ainsi les plus belles routes du pays ?
La 600, symbole du miracle italien
Depuis 1947, Fiat cherchait à mettre au point la petite voiture idéale. L’ingénieur Dante Giacosa part des lignes de la future Nuova 500, appelée à succéder à la Topolino, et les agrandit : c’est le « projet 100 ». Développée en un temps record, la Fiat 600 est dévoilée au salon de Genève le 9 mars 1955. Quatre places, un moteur arrière refroidi par eau, 633 cm³ et 21 chevaux : elle atteint 95 km/h et devient l’emblème du miracle économique italien des années 1950.
Le succès est immédiat. Les délais de livraison dépassent douze mois, et Fiat fait construire la voiture sous licence en Europe comme en Amérique du Sud, sous des noms aussi variés que Seat 600, Neckar Jagst ou Steyr 600. Les Soviétiques la copient même avec la ZAZ 965. La production italienne s’arrête fin décembre 1969. Sur les quelque 5 millions d’exemplaires sortis dans les années 1950 et 1960, bien peu circulent encore.
« Fanalona », une Fiat 600 D française de 1967
La voiture engagée est une 600 D française de 1967. En Italie, on la surnomme « Fanalona » à cause de ses phares avant, plus gros que ceux de la première version : fanale désigne le phare, fanalone un gros phare, et le « a » final lui donne une touche féminine. Son moteur d’origine de 767 cm³ développe 29 chevaux et l’emmène jusqu’à 110 km/h. Les connaisseurs reconnaissent aussi les 36 ouïes du capot arrière, au lieu de 30, les déflecteurs apparus sur les portières et le réservoir porté à 31 litres. La voiture a été restaurée chez le carrossier Bernard, aux Loges-en-Josas, dans les Yvelines.
Les derniers préparatifs avant le départ
Il reste à peaufiner la préparation. Des phares additionnels doivent être installés pour les épreuves nocturnes de la fin du rallye, et le moteur attend encore sa mise au point. Il tournera à l’huile Motul, partenaire officiel du rallye, dont les lubrifiants sont conçus pour les mécaniques anciennes. Pour Thomas de Chessé, cette participation est aussi une façon de fêter les 60 ans de la Fiat 500, qui a inspiré la 600.
En janvier, une question reste ouverte : qui tiendra le road book ? Ce sera Doriane Raffin, que l’on retrouvera aux côtés du pilote au Grand Palais, le 24 avril. Le lendemain, aux aurores, la 600 D quittera Paris pour le château de Neuville, où sera donné le départ officiel, le mardi 25 avril.
Pour aller plus loin
L’annonce de l’engagement, avec l’histoire complète de la Fiat 600, est à lire sur LesVoitures.fr :
Toute l’actualité du rallye est réunie dans la rubrique Tour Auto de LesVoitures.fr. La petite italienne a sa fiche dans le garage de l’écurie, la Fiat 600 D, et son premier rallye se revit étape par étape, de Paris à Biarritz, sur la page du Tour Auto 2017.

